Lancement du CDG Express provoque encore la polémique

11 Fév 2019
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Comme il le fait depuis 2014, le SCARA (Syndicat des Compagnies Aériennes Autonomes, qui regroupe des compagnies aériennes françaises hors groupe Air France) a de nouveau exprimé son opposition au CDG Express, dénonçant l’absence de concertation et la levée d’un nouvel impôt prélevé sur les passagers.

Une position pas tout à fait objective, la plupart de ces compagnies étant basées sur Orly.

Le CDG Express doit relier à partir du 1er janvier 2024 la Gare de l’Est au T2 de Roissy, le trajet de 32 kilomètres devant être réalisé en 20 minutes et coûter 24 euros. La ministre du transport a rappelé que ce projet implique 0€ de subvention publique puisqu’il sera financé à 100% par ses futurs clients et ceux de l’aéroport et que sur les 1,8 milliard d’euros investis, 530 millions iront à l’amélioration du RER B qui est surchargé plus de 6 heures par jour (plutôt embêtant avec des bagages…)

L’ouverture à temps pour les Jeux Olympiques de 2024 à Paris est tenable selon SNCF Réseaux. La réalisation du projet semblant être primordiale pour le désengorgement des axes routiers et un accès à l’aéroport plus fluide. La desserte de l’aéroport ne pouvant être satisfaite à l’heure d’aujourd’hui (90.000 employés, 200 000 passagers par jour),

Le syndicat, SCARA, dénonce l’absence de concertation avec les compagnies aériennes, et la levée d’un nouvel impôt prélevé sur les passagers des compagnies aériennes pour financer le CDG Express. Le syndicat rappelle qu’il dénonce depuis 2014 les solutions techniques et le mode de financement du projet, alors que la ligne 17 du métro est selon lui une solution qui répond aux besoins de transport de tous, passagers aériens et usagers des transports en commun.

Le SCARA dénonce aussi le montage financier du projet CDG Express, de l’argent public au profit d’intérêts financiers privés (Sncf réseaux, CDC/ADP) : le billet du CDG-Express est aujourd’hui fixé à 24 euros, ce qui pour deux passagers avoisine le prix d’un déplacement en taxi ou en VTC vers ou depuis l’aéroport. Selon eux, dans ces conditions, les prévisions de trafic du CDG-Express sont très optimistes et rendent le projet financièrement non viable autrement que par la mise en place d’un impôt payé par les passagers des compagnies aériennes.

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